{"id":3434,"date":"2021-01-04T00:14:56","date_gmt":"2021-01-03T23:14:56","guid":{"rendered":"http:\/\/ribatalkoutoub.com\/?p=3434"},"modified":"2021-01-04T00:09:49","modified_gmt":"2021-01-03T23:09:49","slug":"leffort-de-conceptualisation-de-mohamed-naciri-sous-integration-et-citadinite","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ribatalkoutoub.com\/?p=3434","title":{"rendered":"L\u2019effort de conceptualisation de Mohamed Naciri Sous-int\u00e9gration et citadinit\u00e9"},"content":{"rendered":"\n<p dir=\"ltr\">Mohammed Naciri, <em>D\u00e9sirs de ville<\/em>. Pr\u00e9face de F\u00e9lix Damette, postfaces de Monceyf Fadili et Grigori Lazarev, Economie Critique, Rabat, 2017, 598 p.<strong><\/strong><\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"has-text-align-left wp-block-heading\">Introduction<\/h4>\n\n\n\n<p dir=\"ltr\">La production \u00e9ditoriale en sciences sociales sur l\u2019urbain au Maroc est relativement r\u00e9cente et num\u00e9riquement faible. Elle est li\u00e9e \u00e0 la dynamique de la politique urbaine \u00e0 partir du d\u00e9but des ann\u00e9es 1980<a href=\"https:\/\/ribatalkoutoub.com\/wp-admin\/post.php?post=3434&amp;action=edit#_ftn1\">[1]<\/a>. La r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 la notion de l\u2019espace urbain ou du territoire comme l\u2019un des facteurs explicatifs de la r\u00e9alit\u00e9 sociale, est per\u00e7ue acad\u00e9miquement comme l\u2019apanage des g\u00e9ographes. En effet, les \u00e9tudes urbaines publi\u00e9es par Mohamed Naciri n\u2019approchent pas la ville uniquement comme support de faits sociaux, \u00e9conomiques, politiques, etc. L\u2019espace urbain est l\u2019un des d\u00e9terminants de la citadinit\u00e9, de l\u2019identit\u00e9, des relations sociales, ethniques et religieuses, de la stratification sociale\u2026 de l\u2019int\u00e9gration sociale, etc<a href=\"https:\/\/ribatalkoutoub.com\/wp-admin\/post.php?post=3434&amp;action=edit#_ftn2\">[2]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><a href=\"https:\/\/ribatalkoutoub.com\/wp-content\/uploads\/2020\/12\/Milaffat_1220-1.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/ribatalkoutoub.com\/wp-content\/uploads\/2020\/12\/Milaffat_1220-1.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-3472\" width=\"369\" height=\"598\" srcset=\"https:\/\/ribatalkoutoub.com\/wp-content\/uploads\/2020\/12\/Milaffat_1220-1.jpg 618w, https:\/\/ribatalkoutoub.com\/wp-content\/uploads\/2020\/12\/Milaffat_1220-1-185x300.jpg 185w\" sizes=\"auto, (max-width: 369px) 100vw, 369px\" \/><\/a><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p dir=\"ltr\">Mohamed Naciri a publi\u00e9 plus de 78 titres dont 14 traduits en langue arabe. Il s\u2019agit de 41 articles, 22 contributions (dans des ouvrages collectifs) et trois livres dont sa th\u00e8se de 3\u00b0 cycle, publi\u00e9e en 1963, sur la ville de Sal\u00e9. Cette importante contribution scientifique depuis 1980, est r\u00e9partie comme suit&nbsp;: 20 titres entre 1980 et 1989, 31 entre 1990 et 1999 et 23 entre 2000 et 2016.<\/p>\n\n\n\n<p dir=\"ltr\">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Son dernier livre, D\u00e9sirs de ville<a href=\"#_ftn3\">[3]<\/a>, est une s\u00e9lection de 21 titres d\u00e9j\u00e0 publi\u00e9s dans des revues et ouvrages collectifs entre 1980 et 2008. Cette \u0153uvre vari\u00e9e traduit son parcours intellectuel. La question urbaine reste privil\u00e9gi\u00e9e dans sa production intellectuelle. Plusieurs th\u00e8mes ont \u00e9t\u00e9 abord\u00e9s. Mais certains th\u00e8mes majeurs, li\u00e9s au processus de l\u2019urbanisation et \u00e0 la politique urbaine, ont retenu son attention. Son approche de la question urbaine lui a permis d\u2019\u00e9laborer et de r\u00e9fl\u00e9chir sur deux concepts, d\u2019abord celui de l\u2019habitat sous-int\u00e9gr\u00e9 depuis la fin des ann\u00e9es 1960, puis, un peu plus tard, celui de la citadinit\u00e9. En effet, depuis le d\u00e9but des ann\u00e9es 1980, Mohamed Naciri questionne le concept de la citadinit\u00e9<a href=\"#_ftn4\">[4]<\/a>, pur s\u2019int\u00e9resser par la suite \u00e0 la ville arabo-musulmane<a href=\"#_ftn5\">[5]<\/a> d\u2019une mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale.<\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"has-text-align-left wp-block-heading\"><strong>Le contexte du concept de formes d\u2019habitat sous-int\u00e9gr\u00e9es<\/strong><\/h4>\n\n\n\n<p dir=\"ltr\">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Le processus rapide de l\u2019urbanisation, produit de l\u2019explosion d\u00e9mographique au cours du XX\u00e8me si\u00e8cle, a donn\u00e9 naissance \u00e0 plusieurs nouvelles formes d\u2019habitat. Les sciences sociales ont essay\u00e9 d\u2019accompagner ces mutations sociales, \u00e9conomiques, culturelles, spatiales\u2026 La premi\u00e8re difficult\u00e9 \u00e9tait de nommer cette nouvelle r\u00e9alit\u00e9 en ayant comme horizon conceptuel et politique, l\u2019int\u00e9gration urbaine des masses \u00ab&nbsp;dangereuses<a href=\"#_ftn6\">[6]<\/a>&nbsp;\u00bb constitu\u00e9es de migrants ruraux en augmentation exponentielle.<\/p>\n\n\n\n<p dir=\"ltr\">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Ainsi, les vocables tels la s\u00e9gr\u00e9gation, la marginalit\u00e9, l\u2019exclusion, la pauvret\u00e9, le d\u00e9racinement\u2026 le bidonville, les formes d\u2019habitat spontan\u00e9es, pr\u00e9caires, informelles, clandestines, non-r\u00e9glementaires, sous-\u00e9quip\u00e9es, sous-int\u00e9gr\u00e9es\u2026 ne cessent d\u2019alimenter la production universitaire en sciences sociales. Ces appellations tr\u00e8s h\u00e9t\u00e9rog\u00e8nes se trouvent souvent coll\u00e9es aux groupes de migrants ruraux, d\u2019\u00e9trangers pauvres install\u00e9s fraichement en ville, aux habitants exer\u00e7ant des m\u00e9tiers informels, aux r\u00e9sidents du bidonville, de la p\u00e9riph\u00e9rie ou de la m\u00e9dina.<\/p>\n\n\n\n<p dir=\"ltr\">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Depuis le d\u00e9but des ann\u00e9es 1920, les sociologues de Chicago \u00e9taient sensibles aux processus de d\u00e9sorganisation \/ r\u00e9organisation sociale qui scandent le devenir de la grande ville moderne. La th\u00e9matique dominante de la d\u00e9sorganisation sociale chez ces sociologues \u00e9tait li\u00e9e au statut de l\u2019\u00e9tranger, de l\u2019homme marginal, du juif, de l\u2019Afro-am\u00e9ricain, du vagabond, du d\u00e9linquant, de la prostitu\u00e9e, de l\u2019alcoolique, du drogu\u00e9, du criminel<a href=\"#_ftn7\">[7]<\/a>\u2026 Mais cet h\u00e9ritage des sociologues de l\u2019Ecole de Chicago relatif \u00e0 l\u2019int\u00e9gration des masses urbaines migrantes semble \u00eatre ignor\u00e9 par la litt\u00e9rature des sciences sociales francophone<a href=\"#_ftn8\">[8]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p dir=\"ltr\">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Au cours des ann\u00e9es 1970, deux concepts, la marginalit\u00e9 et la sous-int\u00e9gration, avaient fait recette. Le premier \u00e9tait adopt\u00e9 par la litt\u00e9rature sociologique latino-am\u00e9ricaine<a href=\"#_ftn9\">[9]<\/a> apr\u00e8s la naissance d&#8217;un secteur \u00e9conomique important par son r\u00f4le d&#8217;accueil de la population migrante. Ce secteur est appel\u00e9 &#8220;secteur informel&#8221;<a href=\"#_ftn10\">[10]<\/a>, &#8220;p\u00f4le marginal&#8221; de l&#8217;\u00e9conomie (Quijano<a href=\"#_ftn11\">[11]<\/a>, 1971), &#8220;tertiaire refuge&#8221; (Lambert<a href=\"#_ftn12\">[12]<\/a>, 1965)&#8230; Le secteur \u00e9conomique informel, par opposition au secteur moderne, \u00e9tait per\u00e7u comme la seule activit\u00e9 capable d\u2019absorber la majorit\u00e9 des migrants ruraux.<\/p>\n\n\n\n<p dir=\"ltr\">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Au Maroc, au cours de cette p\u00e9riode des ann\u00e9es 1960 et 1970, la production intellectuelle sur l\u2019urbain \u00e9tait num\u00e9riquement trop faible. Il faut dire que la population urbaine ne constituait que 29 % en 1961, soit 3.389.613 habitants et 35 % en 1971, soit 5.409.725 habitants. Mais une s\u00e9rie de r\u00e9flexion et d\u2019enqu\u00eates ont \u00e9t\u00e9 initi\u00e9es par le CERF<a href=\"#_ftn13\">[13]<\/a>. Une litt\u00e9rature officielle \u00e9tait consacr\u00e9e \u00e0 l\u2019\u00e9tude des villes et plus particuli\u00e8rement des bidonvilles. A noter la r\u00e9alisation d\u2019un ensemble d\u2019\u00e9tudes urbaines monographiques universitaires, isol\u00e9es et \u00e9parpill\u00e9es, par Andr\u00e9 Adam<a href=\"#_ftn14\">[14]<\/a>, Daniel Noin<a href=\"#_ftn15\">[15]<\/a>, Mohamed Naciri<a href=\"#_ftn16\">[16]<\/a>, Jacques P\u00e9gurier<a href=\"#_ftn17\">[17]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p dir=\"ltr\">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; C\u2019est dans ce contexte d\u00e9mographique et intellectuel que Mohamed Naciri<a href=\"#_ftn18\">[18]<\/a> a \u00e9labor\u00e9 le concept d\u2019habitat sous-int\u00e9gr\u00e9 vers le d\u00e9but des ann\u00e9es 1970. En effet, un colloque international sur les formes d\u2019habitat sous-int\u00e9gr\u00e9es<a href=\"#_ftn19\">[19]<\/a> s\u2019est tenu \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Vincennes-Paris VIII du 29 juin au 01 juillet 1970. Il \u00e9tait pr\u00e9par\u00e9 par le d\u00e9partement de g\u00e9ographie, avec l\u2019aide du SMUH<a href=\"#_ftn20\">[20]<\/a>. Mais les actes du colloque n\u2019ont \u00e9t\u00e9 publi\u00e9s que dix ans apr\u00e8s<a href=\"#_ftn21\">[21]<\/a>, en 1980, \u00e0 cause \u00ab&nbsp;des difficult\u00e9s financi\u00e8res et surtout un certain nombre de divergence entre le groupe de recherches et la direction du SMUH<a href=\"#_ftn22\">[22]<\/a>&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p dir=\"ltr\">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Dans son \u00e9ditorial, d\u2019Yves Lacoste, directeur de la revue de g\u00e9ographie H\u00e9rodote, pr\u00e9cise en 1980 le contexte historique dans lequel le concept d\u2019habitat sous-int\u00e9gr\u00e9 a \u00e9t\u00e9 adopt\u00e9 et discut\u00e9. \u00ab&nbsp;Il fallait en effet r\u00e9agir contre l\u2019emploi de de plus en plus fr\u00e9quent du terme \u00ab&nbsp;bidonville&nbsp;\u00bb pris dans un sens de plus en plus extensif et confusionniste pour d\u00e9signer des formes d\u2019habitat urbain dissemblables que de vieux immeubles \u00e0 \u00e9tages, taudifi\u00e9s et surpeupl\u00e9s ou que les cases construites \u00e0 la p\u00e9riph\u00e9rie des villes par des immigrants continuant \u00e0 mettre en \u0153uvre les pratiques de construction qui leur \u00e9taient famili\u00e8res dans leur village d\u2019origine<a href=\"#_ftn23\">[23]<\/a>&nbsp;\u00bb. \u00ab&nbsp;Il fallait donc trouver et d\u00e9finir un terme g\u00e9n\u00e9ral pour d\u00e9signer globalement ces formes diff\u00e9rentes<a href=\"#_ftn24\">[24]<\/a>\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"has-text-align-left wp-block-heading\">?<strong>Habitat sous-int\u00e9gr\u00e9, concept ou mod\u00e8le th\u00e9orique<\/strong><\/h4>\n\n\n\n<p dir=\"ltr\">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Un r\u00e9el effort th\u00e9orique a \u00e9t\u00e9 fourni par Mohamed Naciri pour mieux saisir les nouveaux ph\u00e9nom\u00e8nes urbains dans les pays dits sous-d\u00e9velopp\u00e9s. Sa contribution a pour \u00abobjectif de montrer des limites et des m\u00e9thodes de recherche sur les villes des pays sous-d\u00e9velopp\u00e9s et de proposer une probl\u00e9matique susceptible de tirer les formes de croissance urbaine, en particulier, de l\u2019impasse o\u00f9 elle se trouve engag\u00e9e. Ces propositions sont n\u00e9es d\u2019une r\u00e9flexion m\u00e9thodologique sur l\u2019exp\u00e9rience acquise dans l\u2019\u00e9tude des formes d\u2019habitat urbain au Maroc. Il nous semble cependant que la d\u00e9marche propos\u00e9e est valable \u00e0 l\u2019appr\u00e9hension des probl\u00e8mes fondamentaux des villes des pays sous-d\u00e9velopp\u00e9s<a href=\"#_ftn25\">[25]<\/a>\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p dir=\"ltr\">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Le concept de l\u2019habitat sous-int\u00e9gr\u00e9 est fond\u00e9 sur la combinaison de plusieurs crit\u00e8res (nature de l&#8217;habitat, taille de famille, niveau d&#8217;instruction, emploi exerc\u00e9, degr\u00e9 d&#8217;\u00e9quipement, densit\u00e9 d\u00e9mographique.) La finalit\u00e9 recherch\u00e9e est de \u00ab r\u00e9unir une information permettant une vision globale du ph\u00e9nom\u00e8ne de croissance urbaine<a href=\"#_ftn26\">[26]<\/a>\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p dir=\"ltr\">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Les formes d\u2019habitat sous-int\u00e9gr\u00e9es se caract\u00e9risent par la pr\u00e9carit\u00e9 du statut du sol, la pr\u00e9carit\u00e9 des \u00e9quipements et la pr\u00e9carit\u00e9 des habitations. Ces pr\u00e9carit\u00e9s peuvent donner lieu \u00e0 des mesures num\u00e9riques ou \u00e0 des appr\u00e9ciations qualitatives permettant de d\u00e9terminer l\u2019importance de l\u2019\u00e9cart<a href=\"#_ftn27\">[27]<\/a>. La sous-int\u00e9gration serait donc une \u00e9tape dans la vie urbaine des m\u00e9nages qui m\u00e8nerait \u00e0 l\u2019int\u00e9gration, \u00e0 la conformit\u00e9 aux r\u00e8gles d\u2019hygi\u00e8ne, aux normes modernes d\u2019urbanisme, \u00e0 un mode de vie dominant ou d\u00e9sirable.<\/p>\n\n\n\n<p dir=\"ltr\">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; L\u2019essai de Mohamed Naciri donne l\u2019impression qu\u2019il cherchait \u00e0 tout expliquer (les habitations pr\u00e9caires, la mis\u00e8re, les \u00ab&nbsp;squatters&nbsp;\u00bb, les bidonvilles) par l\u2019afflux des ruraux et le dynamisme d\u00e9mographique&nbsp;de la population urbaine. La sp\u00e9cificit\u00e9 du Tiers monde r\u00e9side dans l\u2019impuissance de l\u2019\u00e9conomie urbaine \u00e0 assurer l\u2019accueil et l\u2019emploi<a href=\"#_ftn28\">[28]<\/a> pour une population en croissance dynamique et continue. Les villes des pays industriels ne pr\u00e9sentent pas les m\u00eames caract\u00e9ristiques, au niveau des formes d\u2019habitat, que celles des pays sous-d\u00e9velopp\u00e9s. L\u2019orientation des \u00e9tudes villes-campagnes est r\u00e9alis\u00e9e en fonction de la connaissance des flux au d\u00e9triment de l\u2019\u00e9tude des structures<a href=\"#_ftn29\">[29]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p dir=\"ltr\">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; En d\u00e9veloppant le concept de l\u2019habitat sous-int\u00e9gr\u00e9, Mohamed Naciri nous met en garde de mettre en correspondance l\u2019exode rural et la naissance des formes d\u2019habitat sous-int\u00e9gr\u00e9. \u00ab&nbsp;Dans de nombreuses agglom\u00e9rations, les bidonvilles accueillent une partie notable de vieux citadins ayant quitt\u00e9 le centre-ville, o\u00f9 la taudification des maisons rend plus pr\u00e9caires les conditions d\u2019hygi\u00e8ne, de sant\u00e9 et de promiscuit\u00e9<a href=\"#_ftn30\">[30]<\/a>\u00bb. Il \u00e9crit \u00e9galement que \u00ab&nbsp;l\u2019arr\u00eat de l\u2019exode rural n\u2019emp\u00eachait nullement l\u2019apparition des formes d\u2019habitat du type bidonville<a href=\"#_ftn31\">[31]<\/a>\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p dir=\"ltr\">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Mohamed Naciri avoue qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un concept complexe<a href=\"#_ftn32\">[32]<\/a> englobant \u00ab&nbsp;tous les aspects d\u2019une r\u00e9alit\u00e9 changeante dont il essaie d\u2019appr\u00e9hender les manifestations complexes \u00e0 tous les niveaux<a href=\"#_ftn33\">[33]<\/a>&nbsp;\u00bb. L\u2019auteur cherche \u00e0 \u00e9viter une conception impliquant une classification binaire, \u00e0 savoir l\u2019int\u00e9gration \/ la sous-int\u00e9gration, voire la non-int\u00e9gration. En effet, la construction du concept de sous-int\u00e9gration qui devrait traduire une id\u00e9e pr\u00e9cise et op\u00e9ratoire, souhaite paradoxalement exprimer l\u2019h\u00e9t\u00e9rog\u00e9n\u00e9it\u00e9 du syst\u00e8me urbain dans les pays sous-d\u00e9velopp\u00e9s<a href=\"#_ftn34\">[34]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p dir=\"ltr\">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Malgr\u00e9 les nuances r\u00e9currentes formul\u00e9es par M. Naciri, il \u00e9tablit une opposition entre les pays sous-d\u00e9velopp\u00e9s et les pays d\u00e9velopp\u00e9s, plus particuli\u00e8rement au niveau des formes de croissance urbaine. \u00ab&nbsp;Le contraste entre les r\u00e9alisations architecturales d\u2019avant-garde et la mis\u00e8re des habitations d\u00e9risoires en marge de l\u2019agglom\u00e9rations populeuses devient \u00ab&nbsp;l\u2019image de marque&nbsp;\u00bb de la ville en pays sous-d\u00e9velopp\u00e9s<a href=\"#_ftn35\">[35]<\/a>\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p dir=\"ltr\">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Le concept \u00e9labor\u00e9 par Mohamed Naciri est donc territorialis\u00e9. Il concerne uniquement les pays sous-d\u00e9velopp\u00e9s. S\u2019agit-il d\u2019un concept ou plut\u00f4t d\u2019un mod\u00e8le th\u00e9orique permettant de passer de la pluralit\u00e9 vers une unit\u00e9 compr\u00e9hensive de la r\u00e9alit\u00e9 complexe \u00e0 une abstraction permettant de rendre intelligible la diversit\u00e9 du r\u00e9el. Il est con\u00e7u comme un ensemble de donn\u00e9es concr\u00e8tes, quantifiables et mesurables. Ainsi, on peut mesurer le degr\u00e9 de sous-int\u00e9gration d\u2019un espace urbain donn\u00e9, puis \u00e9tablir une comparaison avec d\u2019autres quartiers de la m\u00eame ville ou des autres villes. Le concept d\u2019habitat sous-int\u00e9gr\u00e9, fond\u00e9 sur divers crit\u00e8res (type d\u2019habitat, taille de famille, densit\u00e9 d\u00e9mographique, nature de l\u2019emploi&#8230;.) ne peut \u00eatre op\u00e9ratoire sauf s\u2019il fait partie d\u2019un champ th\u00e9orique qui se r\u00e9f\u00e8re \u00e0 une ville \u00ab&nbsp;int\u00e9gr\u00e9e&nbsp;\u00bb. M. Naciri s\u2019interroge justement sur l\u2019existence d\u2019une ville \u00ab&nbsp;normale&nbsp;\u00bb et sur la possibilit\u00e9 de d\u00e9terminer ses caract\u00e9ristiques<a href=\"#_ftn36\">[36]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p dir=\"ltr\">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; La sous-int\u00e9gration est d\u00e9finie \u00ab&nbsp;par rapport au mod\u00e8le d\u2019urbanisation dominant, c\u2019est-\u00e0-dire celui qui s\u2019est \u00e9labor\u00e9 d\u2019abord dans les pays industriels et qui a connu une diffusion plan\u00e9taire avec la p\u00e9n\u00e9tration de l\u2019\u00e9conomie mon\u00e9taire dans les pays sous-d\u00e9velopp\u00e9s<a href=\"#_ftn37\">[37]<\/a>\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p dir=\"ltr\">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Par ailleurs, on peut reprocher \u00e0 ce concept, ou plut\u00f4t mod\u00e8le, de sous-int\u00e9gration son caract\u00e8re dualiste. Nous avons le sentiment que Mohamed Naciri, malgr\u00e9 ses nuances, cherche \u00e0 opposer la \u00ab&nbsp;ville&nbsp;\u00bb et les formes d\u2019habitat sous-int\u00e9gr\u00e9es. Alors que ces formes d\u2019habitat peuvent exister g\u00e9ographiquement dans la ville et entretenir des rapports fonctionnels avec les autres quartiers composant le tissu urbain. Il \u00e9crit \u00e0 juste titre que \u00ab&nbsp;cette discrimination fondamentale permet de tracer une fronti\u00e8re concr\u00e8te entre la \u00ab ville \u00bb et les formes d\u2019habitat sous-int\u00e9gr\u00e9es. Une forme de croissance urbaine tend \u00e0 s\u2019int\u00e9grer \u00e0 la ville au fur et \u00e0 mesure qu\u2019elle est dot\u00e9e d\u2019\u00e9quipements indispensables \u00e0 l\u2019hygi\u00e8ne, \u00e0 la circulation, et qu\u2019elle s\u2019oriente vers des proc\u00e9d\u00e9s de construction des habitations sur des bases moins pr\u00e9caires<a href=\"#_ftn38\">[38]<\/a>&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p dir=\"ltr\">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Le concept de sous-int\u00e9gration enveloppe-t-il en son sein l\u2019id\u00e9e et le souhait de voir int\u00e9grer les populations dans un syst\u00e8me capitaliste<a href=\"#_ftn39\">[39]<\/a> en situation de d\u00e9pendance \u00e0 l\u2019\u00e9gard de l\u2019Etranger&nbsp;? \u00ab&nbsp;Un quartier est sous-int\u00e9gr\u00e9 non seulement par rapport \u00e0 des structures sociales diff\u00e9rentes, \u00e0 des types d\u2019activit\u00e9 ou de consommation, mais aussi par rapport \u00e0 un mode de vie, de travail et d\u2019habitat de caract\u00e8re urbain&nbsp;diffus\u00e9 par la p\u00e9n\u00e9tration de l\u2019\u00e9conomie moderne<a href=\"#_ftn40\">[40]<\/a>\u00bb. Par exemple, l<em>es pavement-sleepers, <\/em>les personnes des grandes villes d\u2019Asie, se trouvent dans une situation de totale non-int\u00e9gration<a href=\"#_ftn41\">[41]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p dir=\"ltr\">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; On doit s\u2019interroger sur la validit\u00e9 de ce concept qui n\u2019\u00e9labore pas un autre mod\u00e8le r\u00e9f\u00e9rentiel d\u2019une ville \u00ab&nbsp;int\u00e9gr\u00e9e&nbsp;\u00bb. Le concept de formes d\u2019habitat sous-int\u00e9gr\u00e9es ne traduit-il pas la normativit\u00e9 des conceptions urbaines et urbanistiques dominantes&nbsp;? Une ville int\u00e9gr\u00e9e n\u2019est-elle pas synonyme d\u2019une cit\u00e9 (utopique) sans diff\u00e9renciation sociale&nbsp;? Ou bien s\u2019agit-il d\u2019un mod\u00e8le id\u00e9al \u00e0 atteindre, caract\u00e9ris\u00e9 par le \u00ab&nbsp;bonheur&nbsp;\u00bb des m\u00e9nages urbains&nbsp;? Une ville int\u00e9gr\u00e9e ne peut-elle pas se d\u00e9finir par rapport \u00e0 des normes urbanistiques fix\u00e9es par l\u2019Etat&nbsp;? Ou bien plut\u00f4t par rapport \u00e0 des normes et des valeurs socialement souhaitables, mais mat\u00e9riellement difficilement r\u00e9alisables&nbsp;? L\u2019int\u00e9gration n\u2019est-elle pas la formulation subjective d\u2019un mod\u00e8le culturel conforme au statut des couches sociales moyennes souhaitant l\u2019accession \u00e0 la modernit\u00e9, \u00e0 l\u2019occidentalisation&nbsp;? L\u2019int\u00e9gration serait finalement l\u2019objectif d\u00e9sir\u00e9 et d\u00e9sirable pour tous les pouvoirs politiques afin d\u2019assurer une certaine conformit\u00e9 de comportements de la population citadine, et par cons\u00e9quent, garantir la paix sociale.<\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"has-text-align-left wp-block-heading\">?<strong>La citadinit\u00e9, notion ou concept&nbsp;<\/strong><\/h4>\n\n\n\n<p dir=\"ltr\">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; La notion de citadinit\u00e9 \u00ab&nbsp;a pris, d\u00e8s 1991, une place notable dans les pr\u00e9occupations scientifiques du laboratoire<a href=\"#_ftn42\">[42]<\/a>&nbsp;\u00bb d\u2019URBAMA dans l\u2019Universit\u00e9 de Tours. On se posait les questions suivantes&nbsp;: \u00ab&nbsp;Qui sont, que sont les \u00abnouveaux&nbsp;\u00bb habitants des villes du Monde Arabe&nbsp;\u00bb, particuli\u00e8rement dans les petites villes et les villes moyennes, g\u00e9n\u00e9ralement de peuplement r\u00e9cent -si ce n\u2019est de cr\u00e9ation r\u00e9cente- pour lesquelles les caract\u00e9ristiques de leurs habitants se posent avec une acuit\u00e9 particuli\u00e8re<a href=\"#_ftn43\">[43]<\/a>&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p dir=\"ltr\">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; La citadinit\u00e9 est d\u00e9sign\u00e9e comme un th\u00e8me, un objet et parfois comme un concept ou tout simplement comme un terme. Elle est repr\u00e9sent\u00e9e par la litt\u00e9rature en sciences sociales comme \u00ab&nbsp;un objet flou<a href=\"#_ftn44\">[44]<\/a>&nbsp;\u00bb, une notion impossible<a href=\"#_ftn45\">[45]<\/a>, un concept-valise<a href=\"#_ftn46\">[46]<\/a> ou comme un chemin parsem\u00e9 d\u2019emb\u00fbches<a href=\"#_ftn47\">[47]<\/a>, alors que la question simple qu\u2019il faut poser est la suivante&nbsp;: \u00ab&nbsp;qu\u2019est-ce qu\u2019enfin de compte un citadin&nbsp;?<a href=\"#_ftn48\">[48]<\/a>\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p dir=\"ltr\">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Seul le g\u00e9ographe Mohamed Naciri n\u2019h\u00e9site pas \u00e0 qualifier la citadinit\u00e9 de concept en le consid\u00e9rant comme un \u00ab&nbsp;outil op\u00e9ratoire pour la connaissance des villes de l\u2019aire culturelle arabe classique&nbsp;\u00bb. Mais, il reconnait \u00abla validation de son utilisation pour comprendre la transition de la ville traditionnelle \u00e0 la ville moderne (qui) pose probl\u00e8me<a href=\"#_ftn49\">[49]<\/a>\u00bb. Dans un article relativement r\u00e9cent (2008), il conclue en \u00e9crivant&nbsp;: \u00ab&nbsp;la citadinit\u00e9 \u00e0 de beaux jours d\u2019approfondissement en perspective<a href=\"#_ftn50\">[50]<\/a>\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"has-text-align-left wp-block-heading\"><strong>La citadinit\u00e9, une notion stigmatisante<\/strong><\/h4>\n\n\n\n<p dir=\"ltr\">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; On peut se demander si la notion de citadinit\u00e9 n\u2019est pas propre aux seules soci\u00e9t\u00e9s citadines traditionnelles. <strong>D<\/strong>ans une aire culturelle diff\u00e9rente, dans la capitale malgache, <strong>Marie&nbsp;<\/strong>Morelle<strong>&nbsp;et Catherine&nbsp;<\/strong>Fournet-Gu\u00e9rin&nbsp;cherchent \u00e0 d\u00e9finir la citadinit\u00e9. Elles s\u2019appuient sur le crit\u00e8re de l\u2019anciennet\u00e9 urbaine monopolis\u00e9e par une couche sociale en excluant et stigmatisant les autres. \u00ab&nbsp;En effet, la d\u00e9finition de la citadinit\u00e9 se fait par une cat\u00e9gorie d\u2019habitants qu\u2019on peut qualifier de vieille souche urbaine. Cette d\u00e9finition se fonde \u00e0 Tananarive sur des crit\u00e8res tr\u00e8s exclusifs&nbsp;: ces Tananariviens de vieille souche urbaine se consid\u00e8rent comme seuls d\u00e9positaires de la citadinit\u00e9 et de l\u2019identit\u00e9 urbaine, tandis qu\u2019en sont exclus dans les repr\u00e9sentations les habitants des quartiers populaires, assimil\u00e9s \u00e0 la fois aux descendants d\u2019esclaves&nbsp;et aux masses rurales m\u00e9pris\u00e9es<a href=\"#_ftn51\">[51]<\/a>.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p dir=\"ltr\">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; La revendication de la citadinit\u00e9 devient un enjeu identitaire et donc territorial. C\u2019est une mani\u00e8re pour certains citadins de s\u2019approprier la ville et d\u2019exclure par la m\u00eame occasion les autres habitants. Mohamed Naciri estime que la citadinit\u00e9 \u00abest en fait au coeur des probl\u00e8mes du pouvoir, de l&#8217;identit\u00e9 et de la modernisation des cat\u00e9gories les plus dynamiques : les classes moyennes&#8221;<a href=\"#_ftn52\">[52]<\/a>. Au niveau des repr\u00e9sentations sociales, l\u2019habitant de la ville n\u2019est pas forc\u00e9ment un citadin.<\/p>\n\n\n\n<p dir=\"ltr\">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Le recours \u00e0 la notion de citadinit\u00e9 pour l\u2019analyse des villes traditionnelles est discriminante, pour ne pas dire stigmatisante. Elle ne renvoie pas \u00e0 ceux et \u00e0 celles qui habitent la ville ni \u00e0 une population anciennement install\u00e9e dans ces territoires urbains limit\u00e9s par des murailles. Elle est li\u00e9e \u00e0 un ensemble de repr\u00e9sentations ayant pour but de l\u00e9gitimer la pr\u00e9sence des uns dans la cit\u00e9 et d\u2019en exclure d\u2019autres. Elle devient un mode de vie, une identit\u00e9 alimentant les repr\u00e9sentations sociales de l\u2019alt\u00e9rit\u00e9 en d\u00e9finissant un rapport de domination.<\/p>\n\n\n\n<p dir=\"ltr\">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; La citadinit\u00e9 traduit un type de relations sociales hi\u00e9rarchis\u00e9es excluant d\u2019autres groupes sociaux, m\u00eame ceux r\u00e9sidant anciennement en ville. Elle met en relief un groupe \u00e0 haute int\u00e9gration urbaine. Il s\u2019agit d\u2019un \u00e9l\u00e9ment identitaire associ\u00e9 \u00e0 une cat\u00e9gorie sociale ayant un mode de vie particulier<a href=\"#_ftn53\">[53]<\/a>. Le processus de l\u2019acquisition de cette identit\u00e9 se r\u00e9alise par l\u2019adoption \u00ab&nbsp;des pratiques et des codes culturels, linguistiques, vestimentaires, voire culinaires ou de politesse reconnus, consensuellement, comme \u00e9tant \u00ab&nbsp;citadins&nbsp;\u00bb <a href=\"#_ftn54\">[54]<\/a>\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p dir=\"ltr\">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Certes, la citadinit\u00e9 s\u2019exprime diff\u00e9remment en fonction de la taille des villes, de leur histoire et g\u00e9ographie, et de leur contenu social, culturel, ethnique trop ou peu h\u00e9t\u00e9rog\u00e8ne. Le sociologue alg\u00e9rien Rachid Sidi Boumedine \u00e9voque cette h\u00e9t\u00e9rog\u00e9n\u00e9it\u00e9 culturelle et ethnique urbaine dans les villes traditionnelles. \u00ab&nbsp;Dans le cas d\u2019Alger, pendant la p\u00e9riode pr\u00e9-coloniale, coexistaient les citadins-habitants issus de la population locale (Berb\u00e8res, \u2026), les r\u00e9fugi\u00e9s d\u2019Andalousie, les Turcs et les Mameluks, les esclaves et descendants d\u2019esclaves (Europ\u00e9ens, Africains)<a href=\"#_ftn55\">[55]<\/a>\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p dir=\"ltr\">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Et d\u2019ajouter&nbsp;: \u00ab&nbsp;Si la citadinit\u00e9 &#8211; gardons le cas d\u2019Alger pour l\u2019illustrer &#8211; se manifeste par la connaissance et la ma\u00eetrise des arts dont la ville est le si\u00e8ge ou le creuset, nous sommes ici en pr\u00e9sence de -au moins- deux syst\u00e8mes de r\u00e9f\u00e9rence rivaux \u2013 celui de la bourgeoisie, toutes origines confondues, avec sa musique, ses pratiques culinaires, ses quartiers, et celui du petit peuple avec sa musique, ses pratiques, ses quartiers-, tous deux \u00e9galement l\u00e9gitimes<a href=\"#_ftn56\">[56]<\/a>\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"has-text-align-left wp-block-heading\"><strong>Citadinit\u00e9 ou urbanit\u00e9<\/strong><\/h4>\n\n\n\n<p dir=\"ltr\">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; La litt\u00e9rature en sciences sociales se r\u00e9f\u00e8re plut\u00f4t \u00e0 la notion d\u2019urbanit\u00e9 qu\u2019\u00e0 celle de la citadinit\u00e9. Georg Simmel, par exemple, n\u2019emploie pas la notion de citadinit\u00e9, mais traite du comportement du citadin en tant que r\u00e9sident en ville, peu importe son origine g\u00e9ographique ou son anciennet\u00e9 en milieu urbain. Le citadin est tout simplement le nouvel habitant install\u00e9 en ville. En effet, la majorit\u00e9 des habitants \u00e9taient r\u00e9cemment implant\u00e9s en milieu urbain \u00e0 cause de la vague massive d\u2019\u00e9migration rurale provoqu\u00e9e par le processus d\u2019industrialisation et de m\u00e9tropolisation des espaces urbains en Europe.<\/p>\n\n\n\n<p dir=\"ltr\">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; La probl\u00e9matique de la citadinit\u00e9 se pose et s\u2019impose plut\u00f4t dans les villes qui ne sont pas soumises \u00e0 une croissance urbaine acc\u00e9l\u00e9r\u00e9e. Mais quand la majorit\u00e9 des habitants urbains viennent d\u2019un milieu rural assurant une m\u00e9tropolisation de la ville, marqu\u00e9e par une mosa\u00efque culturelle et linguistique, le citadin avec son mode de vie d\u2019autrefois, sa culture, son implantation ancienne, ses origines familiales, etc. est englouti dans la masse urbaine. Il s\u2019inscrit dans les registres du pass\u00e9, dans les souvenirs nostalgiques qui \u00e9mergent de temps \u00e0 autre pour r\u00e9activer une action collective ou pour exclure ou stigmatiser les nouveaux arriv\u00e9s, ou du moins ceux per\u00e7us comme fra\u00eechement install\u00e9s dans la cit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p dir=\"ltr\">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; La citadinit\u00e9 est une gestion de l\u2019alt\u00e9rit\u00e9 \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de la ville elle-m\u00eame. Elle marque les relations sociales en coupant la ville en deux. La naissance et l\u2019anciennet\u00e9 dans la ville ne suffisent pas pour d\u00e9terminer les principes r\u00e9gulateurs de la citadinit\u00e9. Celle-ci serait-elle le propre des seuls notables de la ville&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"has-text-align-left wp-block-heading\"><strong>La citadinit\u00e9&nbsp;: savoir, profession et g\u00e9n\u00e9alogie<\/strong><\/h4>\n\n\n\n<p dir=\"ltr\">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; A la veille de l\u2019Ind\u00e9pendance du Maroc, Jacques Berque se pr\u00e9occupait d\u2019\u00e9tudier la citadinit\u00e9 dans les villes classiques islamiques du Maghreb. Il commence par \u00e9tablir des fronti\u00e8res nettes entre la ville et le rural en opposant la citadinit\u00e9 \u00e0 la ruralit\u00e9 ou la tribalit\u00e9. La cit\u00e9 est le lieu de la foi et de la loi, \u00e9crivait-il<a href=\"#_ftn57\">[57]<\/a>. Il consid\u00e8re le n\u00e9gociant et le \u2018Alim au c\u0153ur du syst\u00e8me urbain traditionnel. \u00ab&nbsp;La beno\u00eeterie souvent formaliste du citadin, et que seul sauve du pharisa\u00efsme le privil\u00e8ge d\u2019un grand style, s\u2019oppose \u00e0 l\u2019anarchie pittoresque du b\u00e9douin. La ville est droit comme la b\u00e2diya est po\u00e9sie\u2026<a href=\"#_ftn58\">[58]<\/a>\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p dir=\"ltr\">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; \u00ab&nbsp;Une famille, affirma Jacques Berque, est citadine dans la mesure o\u00f9 elle est repr\u00e9sent\u00e9e dans les trois activit\u00e9s de la cit\u00e9. Ainsi de F\u00e8s, encore \u00e0 l\u2019heure actuelle, de Sal\u00e9, de Tunis<a href=\"#_ftn59\">[59]<\/a>.\u00bb La ville serait donc le produit d\u2019un syst\u00e8me \u00e9conomique ternaire&nbsp;: artisanat, commerce et \u00e9tude (<em>\u2018<\/em>ilm). Berque accorde une grande importance \u00e0 ce corps social (les lettr\u00e9s), comme le montre ses \u00e9tudes sur les ul\u00e9mas de Tunis, les cadis de Kairouan et les fuqah\u00e2-s ou jurisconsultes de F\u00e8s<a href=\"#_ftn60\">[60]<\/a>. Le fiqh, \u00e9crit Jacques Berque, se construit de la tradition et de la jurisprudence urbaines, au moins autant que la doctrine. C\u2019est un censeur rigoureux de la citadinit\u00e9<a href=\"#_ftn61\">[61]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p dir=\"ltr\">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Mais Berque ne n\u00e9glige pas pour autant la diffusion urbaine des valeurs et comportements sur les zones rurales. \u00ab&nbsp;F\u00e8s, Tunis, Alger, chacune dans son genre, r\u00e9pandent jusque dans les coins les plus recul\u00e9s, leurs modes de sentir, de parler, leurs habitudes de consommation, leurs exigences politiques<a href=\"#_ftn62\">[62]<\/a>\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p dir=\"ltr\">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; L\u2019anciennet\u00e9 dans la ville traditionnelle et la d\u00e9tention d\u2019un savoir religieux, juridique et professionnel sont des \u00e9l\u00e9ments n\u00e9cessaires pour d\u00e9terminer la citadinit\u00e9 d\u2019une famille donn\u00e9e. Mohamed Naciri s\u2019inscrit dans le mod\u00e8le \u00e9tabli par Jacques Berque en y ajoutant un autre crit\u00e8re central li\u00e9 \u00e0 la g\u00e9n\u00e9alogie. \u00ab&nbsp;La premi\u00e8re caract\u00e9ristique fondamentale du citadin, \u00e9crit Mohamed Naciri, est sa capacit\u00e9 de se situer et de situer les autres citadins dans une g\u00e9n\u00e9alogie (\u2026), de situer les individus dans l\u2019espace de r\u00e9sidence ou d\u2019activit\u00e9 (\u2026)<a href=\"#_ftn63\">[63]<\/a>\u00bb, de s\u2019ins\u00e9rer \u00ab&nbsp;dans une structure horizontale, comme la confr\u00e9rie<a href=\"#_ftn64\">[64]<\/a>\u2026&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p dir=\"ltr\">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Il ajoute&nbsp;: \u00ab&nbsp;Les citadins \u00e9taient impliqu\u00e9s dans des r\u00e9seaux de parent\u00e9, de connaissance, d\u2019int\u00e9r\u00eats, d\u2019affiliation religieuse qui d\u00e9passaient par leur affluence, parfois leur propre ville et qui permettaient d\u2019avoir cette capacit\u00e9 de se sentir parfaitement \u00e0 l\u2019aise, dans leur propre milieu mais l\u2019\u00eatre aussi partout ailleurs, dans n\u2019importe quelles autres circonstances<a href=\"#_ftn65\">[65]<\/a> \u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p dir=\"ltr\">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; La citadinit\u00e9 se manifeste \u00e9galement \u00e0 travers les apparences vestimentaires. Le costume \u00ab&nbsp;est \u00e9galement une mani\u00e8re de distinction du citadin&nbsp;<a href=\"#_ftn66\">[66]<\/a>\u00bb. L\u2019acquisition de la culture savante permet \u00e9galement de d\u00e9clencher un processus d\u2019insertion dans la cit\u00e9. \u00ab&nbsp;Le savoir, les connaissances de l\u2019\u00e9poque, une fois acquises et la confirmation de leur d\u00e9tenteur admise, ceux-ci \u00e9taient consid\u00e9r\u00e9s comme de vrais citadins, quand m\u00eame bien que leur origine f\u00fbt rurale<a href=\"#_ftn67\">[67]<\/a>\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p dir=\"ltr\">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Encore une fois, le citadin n\u2019est pas celui qui habite la ville, mais c\u2019est plut\u00f4t celui qui est le produit de plusieurs g\u00e9n\u00e9rations citadines. La notion de citadinit\u00e9 telle qu\u2019elle est formul\u00e9e exclue, non pas seulement certains habitants r\u00e9cemment install\u00e9es en ville (les ruraux), mais \u00e9galement, les citadins de \u00ab&nbsp;souche&nbsp;\u00bb qui ne r\u00e9pondent pas \u00e0 certains crit\u00e8res, tels la d\u00e9tention du savoir, l\u2019exercice de m\u00e9tiers nobles (\u2018alim, commer\u00e7ants, artisans). En dehors des individus dont les familles sont \u00ab&nbsp;engonc\u00e9es&nbsp;\u00bb dans la cit\u00e9, il n\u2019y a pas de citadins.<\/p>\n\n\n\n<p dir=\"ltr\">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; En comparant deux situations socio-culturelles fort diff\u00e9rentes,&nbsp;Mohamed Naciri insiste plut\u00f4t sur la citadinit\u00e9 dans les cit\u00e9s traditionnelles, et n\u2019accorde qu\u2019une br\u00e8ve et rapide analyse au processus de l\u2019int\u00e9gration urbaine de l\u2019individu dans les villes d\u2019aujourd\u2019hui, et encore moins un examen des caract\u00e9ristiques de la citadinit\u00e9 actuelle. Il s\u2019est content\u00e9 de constater que la citadinit\u00e9 est en plein reflux<a href=\"#_ftn68\">[68]<\/a> et que celle-ci est en train de c\u00e9der la place \u00e0 d\u2019autres valeurs urbaines li\u00e9es \u00e0 la citoyennet\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p dir=\"ltr\">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; En effet, les villes maghr\u00e9bines, au contact d\u2019une civilisation et d\u2019un mode de production capitaliste triomphants, sont soumises \u00e0 des changements bouleversant leurs anciennes structures sociales urbaines traditionnelles. L\u2019importance massive de l\u2019\u00e9migration rurale vers les villes correspondant \u00e0 l\u2019intervention coloniale, a mis en cause les anciennes caract\u00e9ristiques de la citadinit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p dir=\"ltr\">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Ainsi, l\u2019un des paradoxes, \u00e9crit Mohamed Naciri, de l\u2019urbanisation intense que conna\u00eet aujourd\u2019hui le Maroc r\u00e9side dans le fait que&nbsp;<em>plus la population des villes augmente, plus le nombre de citadins tend \u00e0 baisser<\/em><em>. <\/em>\u00ab&nbsp;Les porteurs de la culture citadine sont en d\u00e9clin d\u00e9mographiquement, socialement et politiquement, bouscul\u00e9s et submerg\u00e9s, non pas uniquement par le nombre, mais aussi par l\u2019irruption d\u2019une autre culture, rurale ou b\u00e9douine qui s\u2019installe en \u00ab&nbsp;vrac&nbsp;\u00bb&nbsp;dans la ville<a href=\"#_ftn69\">[69]<\/a>.\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p dir=\"ltr\">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Cette formulation de la nouvelle citadinit\u00e9 oppose les habitants anciennement install\u00e9es en ville aux migrants ruraux, qu\u2019on appelle les \u00ab&nbsp;n\u00e9o-citadins<a href=\"#_ftn70\">[70]<\/a>&nbsp;\u00bb. L\u2019augmentation num\u00e9rique des migrants dans la ville est per\u00e7ue comme un processus de \u00ab&nbsp;ruralisation de la ville&nbsp;\u00bb, expression utilis\u00e9e non pas seulement dans la presse, mais \u00e9galement dans certaines publications acad\u00e9miques. Il faut dire que Mohamed Naciri n\u2019a jamais repris cette expression de \u00ab&nbsp;ruralisation de la ville\u00bb dans ses \u00e9crits.<\/p>\n\n\n\n<p dir=\"ltr\">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; En effet, de nouvelles relations sociales sont produites par la p\u00e9n\u00e9tration d\u2019un nouveau syst\u00e8me \u00e9conomique capitaliste. Elles s\u2019appuient de moins en moins sur la citadinit\u00e9 caract\u00e9ris\u00e9e par une appartenance g\u00e9n\u00e9alogique, ou sur l\u2019acquisition d\u2019un savoir religieux ou professionnel. La cit\u00e9 comme espace statique, coinc\u00e9e dans ses murailles, se voit remplac\u00e9e par l\u2019urbain. La p\u00e9n\u00e9tration coloniale fran\u00e7aise allait bouleverser rapidement le tissu urbain des villes maghr\u00e9bines. Certes, pour les villes portuaires, ce processus \u00e9tait amorc\u00e9 progressivement depuis la seconde moiti\u00e9 du XIX\u00e8me si\u00e8cle, mais il s\u2019est acc\u00e9l\u00e9r\u00e9 au d\u00e9but du XX \u00e8me si\u00e8cle. Il met en relief l\u2019habitat sous-int\u00e9gr\u00e9 (bidonvilles, d\u00e9gradation de la m\u00e9dina, naissance de l\u2019habitat non-r\u00e9glementaire, etc.) et donne une nouvelle d\u00e9finition \u00e0 la citadinit\u00e9, comme mode de vie. La s\u00e9gr\u00e9gation sociale et spatiale se fait sur des crit\u00e8res \u00e9conomiques, sociaux et culturels.<\/p>\n\n\n\n<p dir=\"ltr\"><\/p>\n\n\n\n<p dir=\"ltr\"><strong>Bibliographie<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p dir=\"ltr\">Jacques Berque&nbsp;: M\u00e9dinas, villeneuves et bidonvilles, in Les Cahiers de la Tunisie, n\u00b0 21-22, 1958<\/p>\n\n\n\n<p dir=\"ltr\">La citadinit\u00e9 en questions, sous la direction de Michel Lussault et Pierre Signoles, Universit\u00e9 de Tour, 1996<\/p>\n\n\n\n<p dir=\"ltr\">Naciri, Mohamed : Les formes d&#8217;habitat sous-int\u00e9gr\u00e9es, essai m\u00e9thodologique, in H\u00e9rodote, 4\u00e8me trimestre, 1980, Paris<\/p>\n\n\n\n<p dir=\"ltr\">Naciri, Mohamed&nbsp;: De la citadinit\u00e9 \u00e0 la citoyennet\u00e9, les probl\u00e8mes de l&#8217;int\u00e9gration urbaine, in Urban generations post-colonial cities. Rabat: Faculty of Letters and Human Sciences of Rabat, 2005, pp. 19-29<\/p>\n\n\n\n<p dir=\"ltr\">Naciri, Mohamed&nbsp;: Qu&#8217;en est-il de la citadinit\u00e9, du pass\u00e9 au pr\u00e9sent ? in Confluences, histoire anthropologie et \u00e9tudes litt\u00e9raires, travaux offerts \u00e0 Abdelahad Sebti.&nbsp; Rabat : Bouregreg, 2018, pp. 179-207<\/p>\n\n\n\n<p dir=\"ltr\">Naciri, Mohamed&nbsp;: Le r\u00f4le de la citadinit\u00e9 dans l&#8217;\u00e9volution des villes arabo-islamiques, in Sciences sociales et ph\u00e9nom\u00e8nes urbains dans le monde arabe : actes du colloque de l&#8217;Association de liaison entre les centres de recherche et documentations sur le monde arabe, tenu \u00e0 Casablanca, 30 novembre au 2 d\u00e9cembre 1994, Casablanca : Fondation du Roi Abdul-Aziz al-Saoud, 1997, pp. 131-148<\/p>\n\n\n\n<p dir=\"ltr\">Naciri, Mohamed&nbsp;: Regard sur l&#8217;\u00e9volution de la citadinit\u00e9 au Maroc, in Middle Eastern cities in comparative perspective [proceedings] of the Franco-British Symposium, London, 10-14 may 1984 = Points de vue sur les villes du Maghreb et du Machrek. &#8211; London: Ithaca Press, 1986, pp. 249-270<\/p>\n\n\n\n<p dir=\"ltr\">Naciri, Mohamed&nbsp;: Regards sur l&#8217;\u00e9volution de la citadinit\u00e9 au Maroc, pp. 61-80, in<br \/>\u062a\u0637\u0648\u0631 \u0627\u0644\u0639\u0644\u0627\u0642\u0627\u062a \u0628\u064a\u0646 \u0627\u0644\u0628\u0648\u0627\u062f\u064a \u0648\u0627\u0644\u0645\u062f\u0646 \u0641\u064a \u0627\u0644\u0645\u063a\u0631\u0628 \u0627\u0644\u0639\u0631\u0628\u064a \u0623\u0639\u0645\u0627\u0644 \u0627\u0644\u0646\u062f\u0648\u0629 \u0627\u0644\u062a\u064a \u0627\u0646\u0639\u0642\u062f\u062a \u0628\u0627\u0644\u0631\u0628\u0627\u0637 \u0623\u064a\u0627\u0645 13\u060c 14 \u064815 \u062f\u062c\u0646\u0628\u0631 1984.&nbsp; \u0627\u0644\u0631\u0628\u0627\u0637\u060c \u062c\u0627\u0645\u0639\u0629 \u0645\u062d\u0645\u062f \u0627\u0644\u062e\u0627\u0645\u0633\u060c 1988<\/p>\n\n\n\n<p dir=\"ltr\">Naciri, Mohamed&nbsp;: Regards sur l&#8217;\u00e9volution de la citadinit\u00e9 au Maroc = A Survey of the evolution of citizenhood in Morocco, in Citadins, villes, urbanisation dans le monde arabe aujourd&#8217;hui Alg\u00e9rie, Emirats du Golfe, Liban, Maroc, Syrie, Tunisie : [actes] du colloque franco-anglais\u2026 et du congr\u00e8s annuel de la Middle East Studies Association of North America. Tours: Ed. de l&#8217;URBAMA, 1985, pp. 37-59<\/p>\n\n\n\n<p dir=\"ltr\">Rachik, Abderrahmane&nbsp;: Sociologie urbaine, approcher les villes du Maghreb. Ed. La crois\u00e9e des chemins (sous presse)<\/p>\n\n\n\n<p dir=\"ltr\">Rachik, Abderrahmane&nbsp;: Bilan d\u2019\u00e9tudes et de recherches urbaines sur le Maroc (1980-2004). Etude financ\u00e9e par le Centre Jacques Berque (Rabat), juillet, 2005<\/p>\n\n\n\n<p dir=\"ltr\">Rachik, Abderrahmane&nbsp;&nbsp;: La recherche urbaine au Maroc, in SociologieS (num\u00e9ro sp\u00e9cial). <em>Revue<\/em>&nbsp;de l&#8217;Association internationale des sociologues de langue fran\u00e7aise, 2012. Communication au colloque international sur l\u2019\u00abActualit\u00e9 de la sociologie urbaine francophone, tenu \u00e0 Lyon les 23 et 24 Juin 2010.<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator\"\/>\n\n\n\n<p dir=\"ltr\"><strong>R\u00e9f\u00e9rences<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p dir=\"ltr\"><a href=\"#_ftnref1\">[1]<\/a> Cf. Abderrahmane Rachik&nbsp;: Bilan d\u2019\u00e9tudes et de recherches urbaines sur le Maroc (1980-2004). Etude financ\u00e9e par le Centre Jacques Berque (Rabat), juillet, 2005. Voir \u00e9galement&nbsp;: \u00ab&nbsp;La recherche urbaine au Maroc&nbsp;\u00bb, in SociologieS (num\u00e9ro sp\u00e9cial). <em>Revue<\/em>&nbsp;de l&#8217;Association internationale des sociologues de langue fran\u00e7aise, 2012. Communication au colloque international sur l\u2019\u00abActualit\u00e9 de la sociologie urbaine francophone\u00bb, tenu \u00e0 Lyon les 23 et 24 Juin 2010.<\/p>\n\n\n\n<p dir=\"ltr\"><a href=\"#_ftnref2\">[2]<\/a> Les sociologues marocains prennent rarement en charge la dynamique de l\u2019espace dans leurs approches des faits sociaux. Pour plus de d\u00e9tails, voir notre livre sous presse&nbsp;: Sociologie urbaine, approcher les villes du Maghreb. Ed. La crois\u00e9e des chemins<\/p>\n\n\n\n<p dir=\"ltr\"><a href=\"#_ftnref3\">[3]<\/a> D\u00e9sirs de ville. Rabat&nbsp;: Economie critique, 2017. La m\u00eame ann\u00e9e Mohamed Naciri a, finalement, publi\u00e9 un livre qui lui tenait \u00e0 c\u0153ur&nbsp;: Le Queyras, une vall\u00e9e des Hautes-Alpes. Casablanca&nbsp;: La crois\u00e9e des chemins, 2017<\/p>\n\n\n\n<p dir=\"ltr\"><a href=\"#_ftnref4\">[4]<\/a> Voir la bibliographie \u00e0 la fin du texte.<\/p>\n\n\n\n<p dir=\"ltr\"><a href=\"#_ftnref5\">[5]<\/a> Sciences sociales et ph\u00e9nom\u00e8nes urbains dans le monde arabe : actes du colloque de l&#8217;Association de liaison entre les centres de recherche et documentations sur le monde arabe, tenu \u00e0 Casablanca, 30 novembre au 02 d\u00e9cembre 1994, sous la direction de Mohamed<strong> <\/strong>Naciri et Andr\u00e9 Raymond. Casablanca: Fondation du Roi Abdul-Aziz al-Saoud, 1997<\/p>\n\n\n\n<p dir=\"ltr\"><a href=\"#_ftnref6\">[6]<\/a> L\u2019int\u00e9gration ou l\u2019am\u00e9ricanisation des migrants, per\u00e7us comme les \u00ab&nbsp;ennemis de l\u2019int\u00e9rieur&nbsp;\u00bb, \u00e9tait l\u2019une des principales pr\u00e9occupations des sociologues de l\u2019Ecole de&nbsp; Chicago.<\/p>\n\n\n\n<p dir=\"ltr\"><a href=\"#_ftnref7\">[7]<\/a> La reproduction de la communaut\u00e9 (ethnique) dans les grandes villes est per\u00e7ue par les sociologues de Chicago comme un tremplin vers l\u2019int\u00e9gration dans la nouvelle soci\u00e9t\u00e9 urbaine d\u2019accueil.<\/p>\n\n\n\n<p dir=\"ltr\"><a href=\"#_ftnref8\">[8]<\/a> Les textes des sociologues de l\u2019Ecole de Chicago n\u2019ont \u00e9t\u00e9 traduits en fran\u00e7ais que tardivement. Cf. Ecole de Chicago<a href=\"http:\/\/catalog.fondation.org.ma:81\/uhtbin\/cgisirsi.exe\/?ps=J4iOLifLty\/BC\/58740019\/18\/XBATH4\/XTITLE\/L%27Ecole+de+Chicago\">, naissance de l&#8217;\u00e9cologie urbaine. Textes traduits et pr\u00e9sent\u00e9s par Yves Grafmeyer et Isaac Joseph<\/a>. Paris&nbsp;: Aubier, 1984<\/p>\n\n\n\n<p dir=\"ltr\"><a href=\"#_ftnref9\">[9]<\/a> Cf. la revue Espace et Soci\u00e9t\u00e9, No 3, 1971, Paris<\/p>\n\n\n\n<p dir=\"ltr\"><a href=\"#_ftnref10\">[10]<\/a> M. Santos : L&#8217;espace partag\u00e9, les deux circuits de l&#8217;\u00e9conomie urbaine des pays sous-d\u00e9velopp\u00e9s. Ed. M. Th. G\u00e9nin, 1975.<\/p>\n\n\n\n<p dir=\"ltr\"><a href=\"#_ftnref11\">[11]<\/a>&nbsp; \u00ab&nbsp;Les marginaux sont une arm\u00e9e industrielle de r\u00e9serve qui ne sera jamais mobilis\u00e9e ni exploit\u00e9e.\u00bb Cf. Bruno Lautier&nbsp;: Discussion (suite) notes d\u2019un sociologue sur l\u2019usage de la notion de \u00ab&nbsp;marge&nbsp;\u00bb dans les sciences sociales du d\u00e9veloppement, in Revue Tiers monde, 2006\/1, n\u00b0 185, p. 17, version \u00e9lectronique&nbsp;: https:\/\/www.cairn.info\/revue-tiers-monde-2006-1-page-17.htm<\/p>\n\n\n\n<p dir=\"ltr\"><a href=\"#_ftnref12\">[12]<\/a> Denis Lambert&nbsp;: L\u2019urbanisation acc\u00e9l\u00e9r\u00e9e de l\u2019Am\u00e9rique latine et la formation d\u2019un secteur tertiaire refuge, in Civilisation, vol. XV, Bruxelles, 1965<\/p>\n\n\n\n<p dir=\"ltr\"><a href=\"#_ftnref13\">[13]<\/a> Centre d&#8217;\u00e9tudes, de recherches et de formation qui \u00e9tait sous la tutelle du Minist\u00e8re de l\u2019int\u00e9rieur.<\/p>\n\n\n\n<p dir=\"ltr\"><a href=\"#_ftnref14\">[14]<\/a> Adam, Andr\u00e9 : Casablanca, essai sur la transformation de la soci\u00e9t\u00e9 marocaine au contact de l&#8217;Occident. Paris : CNRS \u00e9ditions, 1972<\/p>\n\n\n\n<p dir=\"ltr\"><a href=\"#_ftnref15\">[15]<\/a> Daniel Noin&nbsp;: Les grandes villes d&#8217;Afrique et de Madagascar, Casablanca. Paris&nbsp;: La Documentation fran\u00e7aise, 1971<\/p>\n\n\n\n<p dir=\"ltr\"><a href=\"#_ftnref16\">[16]<\/a> Mohamed Naciri&nbsp;: Sal\u00e9, \u00e9tude de g\u00e9ographie urbaine. Rabat&nbsp;: Publication du Centre universitaire de la recherche scientifique, 1963<\/p>\n\n\n\n<p dir=\"ltr\"><a href=\"#_ftnref17\">[17]<\/a> Jacques P\u00e9gurier&nbsp;: <a href=\"http:\/\/catalog.fondation.org.ma:81\/uhtbin\/cgisirsi.exe\/?ps=fxulb8QVfY\/BC\/281250010\/18\/XBATH4\/XTITLE\/Urbanisation+d%27un+centre+rural+au+Maroc,+%C3%A9tude+d%27un+cas\">Urbanisation d&#8217;un centre rural au Maroc, \u00e9tude d&#8217;un cas, El Kelaa des Srarhna.<\/a> Marrakech : Ed. D.R.U.H., 1972<\/p>\n\n\n\n<p dir=\"ltr\"><a href=\"#_ftnref18\">[18]<\/a> Mohamed Naciri : Les formes d&#8217;habitat sous-int\u00e9gr\u00e9, essai m\u00e9thodologique, in H\u00e9rodote, 4\u00e8me trimestre, 1980, Paris, voir le lien \u00e9lectronique sivant&nbsp;: <a href=\"https:\/\/gallica.bnf.fr\/ark:\/12148\/bpt6k56227609\/f1.image.r=vincennes\">https:\/\/gallica.bnf.fr\/ark:\/12148\/bpt6k56227609\/f1.image.r=vincennes<\/a><\/p>\n\n\n\n<p dir=\"ltr\"><a href=\"#_ftnref19\">[19]<\/a> L\u2019\u00e9ditorialiste Yves Lacoste nous informe que \u00ab&nbsp;sur proposition de Mohamed Naciri, le groupe de recherche adopta l\u2019expression formes de croissance urbaines \u00ab&nbsp;sous-int\u00e9gr\u00e9es&nbsp;\u00bb, estimant que c\u2019\u00e9tait la formule la plus souple, la plus large et la plus compr\u00e9hensives\u00bb, Cf. H\u00e9rodote, op. cit., p. 8&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p dir=\"ltr\"><a href=\"#_ftnref20\">[20]<\/a> SMUH, Secr\u00e9tariat des missions d\u2019urbanisme et d\u2019habitat, un bureau d\u2019\u00e9tude sous la tutelle du Minist\u00e8re fran\u00e7ais de la construction et de la coop\u00e9ration.<\/p>\n\n\n\n<p dir=\"ltr\"><a href=\"#_ftnref21\">[21]<\/a> H\u00e9rodote, revue trimestrielle, n\u00b0 19, 4\u00e8me trimestre, 1980, Paris, op. cit.<\/p>\n\n\n\n<p dir=\"ltr\"><a href=\"#_ftnref22\">[22]<\/a> Cf. l\u2019\u00e9ditorial d\u2019Yves Lacoste, in H\u00e9rodote, op. cit. p. 3<\/p>\n\n\n\n<p dir=\"ltr\"><a href=\"#_ftnref23\">[23]<\/a> Idem, pp. 6 et 7<\/p>\n\n\n\n<p dir=\"ltr\"><a href=\"#_ftnref24\">[24]<\/a> Idem, p. 7<\/p>\n\n\n\n<p dir=\"ltr\"><a href=\"#_ftnref25\">[25]<\/a> Mohamed Naciri : Les formes d&#8217;habitat sous-int\u00e9gr\u00e9es, essai m\u00e9thodologique, in H\u00e9rodote, 4\u00e8me trimestre, 1980, Paris, p. 14<\/p>\n\n\n\n<p dir=\"ltr\"><a href=\"#_ftnref26\">[26]<\/a> Idem, p. 18<\/p>\n\n\n\n<p dir=\"ltr\"><a href=\"#_ftnref27\">[27]<\/a> Idem, p. 39<\/p>\n\n\n\n<p dir=\"ltr\"><a href=\"#_ftnref28\">[28]<\/a> Idem, p. 32<\/p>\n\n\n\n<p dir=\"ltr\"><a href=\"#_ftnref29\">[29]<\/a> Idem, p. 23<\/p>\n\n\n\n<p dir=\"ltr\"><a href=\"#_ftnref30\">[30]<\/a> Idem, p. 20<\/p>\n\n\n\n<p dir=\"ltr\"><a href=\"#_ftnref31\">[31]<\/a> Idem, p. 32<\/p>\n\n\n\n<p dir=\"ltr\"><a href=\"#_ftnref32\">[32]<\/a> Idem, p. 46<\/p>\n\n\n\n<p dir=\"ltr\"><a href=\"#_ftnref33\">[33]<\/a> Idem, p. 45<\/p>\n\n\n\n<p dir=\"ltr\"><a href=\"#_ftnref34\">[34]<\/a> Idem, p. 31<\/p>\n\n\n\n<p dir=\"ltr\"><a href=\"#_ftnref35\">[35]<\/a> Idem, p. 17<\/p>\n\n\n\n<p dir=\"ltr\"><a href=\"#_ftnref36\">[36]<\/a> Idem, p. 198<\/p>\n\n\n\n<p dir=\"ltr\"><a href=\"#_ftnref37\">[37]<\/a> Idem, p. 35<\/p>\n\n\n\n<p dir=\"ltr\"><a href=\"#_ftnref38\">[38]<\/a> Mohamed Naciri&nbsp;: L\u2019habitat sous-int\u00e9gr\u00e9, essai m\u00e9thodologique, in D\u00e9sirs de ville. Rabat&nbsp;: Economie critique, 2017, p. 198<\/p>\n\n\n\n<p dir=\"ltr\"><a href=\"#_ftnref39\">[39]<\/a> Mohamed Naciri&nbsp;: Les formes d\u2019habitat \u00ab&nbsp;sous-int\u00e9gr\u00e9es&nbsp;\u00bb, essai m\u00e9thodologique, in H\u00e9rodote, septembre-octobre, 1980, p. 44<\/p>\n\n\n\n<p dir=\"ltr\"><a href=\"#_ftnref40\">[40]<\/a> Idem, p. 46<\/p>\n\n\n\n<p dir=\"ltr\"><a href=\"#_ftnref41\">[41]<\/a> Idem, p. 46<\/p>\n\n\n\n<p dir=\"ltr\"><a href=\"#_ftnref42\">[42]<\/a> Cf. La citadinit\u00e9 en questions, sous la direction de Michel Lussault et Pierre Signoles, Universit\u00e9 de Tour, 1996, p. 1<\/p>\n\n\n\n<p dir=\"ltr\"><a href=\"#_ftnref43\">[43]<\/a> Idem, p. 1<\/p>\n\n\n\n<p dir=\"ltr\"><a href=\"#_ftnref44\">[44]<\/a> Michel Lussault&nbsp;: La citadinit\u00e9, pour une approche probl\u00e9matique, in La citadinit\u00e9 en questions. Sous la direction de Michel Lussault et Pierre Signoles, Universit\u00e9 de Tour, 1996, p. 36<\/p>\n\n\n\n<p dir=\"ltr\"><a href=\"#_ftnref45\">[45]<\/a> Rachid Sidi Boumedine&nbsp;: La citadinit\u00e9, une notion impossible&nbsp;? in La citadinit\u00e9 en questions, op. cit., p. 49<\/p>\n\n\n\n<p dir=\"ltr\"><a href=\"#_ftnref46\">[46]<\/a> \u00ab&nbsp;On peut y mettre ce qu\u2019on veut&nbsp;\u00bb. Cf. Rachid Sidi Boumedine&nbsp;: La citadinit\u00e9, une notion impossible&nbsp;? in La citadinit\u00e9 en questions, op. cit., p. 53<\/p>\n\n\n\n<p dir=\"ltr\"><a href=\"#_ftnref47\">[47]<\/a> Fran\u00e7oise Nafez-Bouchanine&nbsp;: Citadinit\u00e9 et urbanit\u00e9, le cas des villes marocaines, in La citadinit\u00e9 en questions, op. cit., p. 103<\/p>\n\n\n\n<p dir=\"ltr\"><a href=\"#_ftnref48\">[48]<\/a> Mohamed Naciri&nbsp;: Le r\u00f4le de la citadinit\u00e9 dans l\u2019\u00e9volution des villes arabo-islamiques, in Sciences sociales et ph\u00e9nom\u00e8nes urbains dans le monde arabe, actes du colloque. Casablanca : Fondation du Roi Abdul-Aziz al Saoud,&nbsp;1997, p. 133<\/p>\n\n\n\n<p dir=\"ltr\"><a href=\"#_ftnref49\">[49]<\/a> Idem, p. 132<\/p>\n\n\n\n<p dir=\"ltr\"><a href=\"#_ftnref50\">[50]<\/a> Mohamed Naciri&nbsp;: Qu\u2019en est-il de la citadinit\u00e9, du pass\u00e9 au pr\u00e9sent&nbsp;? in Confluences, histoire, anthropologie et \u00e9tudes litt\u00e9raires. Travaux offerts \u00e0 Abdelahad Sebti. Coordonn\u00e9 par Abderrahmane El Mouden, Ahmed Bouhsane, Lotfi Bouchentouf. Rabat&nbsp;: Dar Bouregreg, 2018, p.207<\/p>\n\n\n\n<p dir=\"ltr\"><a href=\"#_ftnref51\">[51]<\/a> <strong>Marie&nbsp;<\/strong>Morelle<strong>&nbsp;et Catherine&nbsp;<\/strong>Fournet-Gu\u00e9rin&nbsp;: Les nuits tananariviennes, citadinit\u00e9s et marginalit\u00e9s en construction, in Cyber geo revue europ\u00e9enne de g\u00e9ographie, 2006, p. 1, voir le lien \u00e9lectronique suivant&nbsp;: <a href=\"http:\/\/journals.openedition.org\/cybergeo\/2560\">http:\/\/journals.openedition.org\/cybergeo\/2560<\/a><\/p>\n\n\n\n<p dir=\"ltr\"><a href=\"#_ftnref52\">[52]<\/a> Mohamed Naciri : Regard sur l&#8217;\u00e9volution de la citadinit\u00e9 au Maroc, in Points de vue sur les villes du Maghreb et du Machrek. Franco-British symposium, London. 10-14 mai 1984, p. 249-270<\/p>\n\n\n\n<p dir=\"ltr\"><a href=\"#_ftnref53\">[53]<\/a> Mariella Villasante De Beauvais&nbsp;: Construction et red\u00e9finitions identitaires en Mauritanie, la s\u00e9dentarisation et la citadinit\u00e9 \u00e0 Kiffa, Ka\u00e9di et Kurudjel, in La citadinit\u00e9 en questions, op. cit., p. 83<\/p>\n\n\n\n<p dir=\"ltr\"><a href=\"#_ftnref54\">[54]<\/a> Idem, p. 84<\/p>\n\n\n\n<p dir=\"ltr\"><a href=\"#_ftnref55\">[55]<\/a> Rachid Sidi Boumedine&nbsp;: La citadinit\u00e9, une notion impossible&nbsp;? in La citadinit\u00e9 en questions, op. cit. p. 50<\/p>\n\n\n\n<p dir=\"ltr\"><a href=\"#_ftnref56\">[56]<\/a> Idem, p. 52<\/p>\n\n\n\n<p dir=\"ltr\"><a href=\"#_ftnref57\">[57]<\/a> Idem, p. 13<\/p>\n\n\n\n<p dir=\"ltr\"><a href=\"#_ftnref58\">[58]<\/a> Jacques Berque&nbsp;: M\u00e9dinas, villeneuves et bidonvilles, in Les Cahiers de la Tunisie, n\u00b0 21-22, 1958, p. 13<\/p>\n\n\n\n<p dir=\"ltr\"><a href=\"#_ftnref59\">[59]<\/a> Idem, p. 15<\/p>\n\n\n\n<p dir=\"ltr\"><a href=\"#_ftnref60\">[60]<\/a> Mohamed Kerrou : Jacques Berque et les villes de l\u2019Islam, in <em>Revue des mondes musulmans et de la M\u00e9diterran\u00e9. N\u00b0 107-110, 2005, pp.<\/em>&nbsp;483-500 Selon Mohamed Naciri, la citadinit\u00e9 suppose une connaissance mutuelle entre les habitants et une anciennet\u00e9 dans la cit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p dir=\"ltr\"><a href=\"#_ftnref61\">[61]<\/a> Jacques Berque&nbsp;: M\u00e9dinas, villeneuves et bidonvilles, op. cit., p. 15<\/p>\n\n\n\n<p dir=\"ltr\"><a href=\"#_ftnref62\">[62]<\/a> Idem, 21-22, 1958, p. 8<\/p>\n\n\n\n<p dir=\"ltr\"><a href=\"#_ftnref63\">[63]<\/a> Mohamed Naciri&nbsp;: Le r\u00f4le de la citadinit\u00e9 dans l\u2019\u00e9volution des villes arabo-islamiques, op. cit., p. 133<\/p>\n\n\n\n<p dir=\"ltr\"><a href=\"#_ftnref64\">[64]<\/a> Idem, p. 133<\/p>\n\n\n\n<p dir=\"ltr\"><a href=\"#_ftnref65\">[65]<\/a> Mohamed Naciri&nbsp;: De la citadinit\u00e9 \u00e0 la citoyennet\u00e9, op. cit., pp. 20-21<\/p>\n\n\n\n<p dir=\"ltr\"><a href=\"#_ftnref66\">[66]<\/a> Mohamed Naciri&nbsp;: Le r\u00f4le de la citadinit\u00e9 dans l\u2019\u00e9volution des villes arabo-islamiques, op. cit., p. 134<\/p>\n\n\n\n<p dir=\"ltr\"><a href=\"#_ftnref67\">[67]<\/a> Mohamed Naciri&nbsp;: De la citadinit\u00e9 \u00e0 la citoyennet\u00e9, op. cit., p. 23<\/p>\n\n\n\n<p dir=\"ltr\"><a href=\"#_ftnref68\">[68]<\/a> Mohamed Naciri&nbsp;: Le r\u00f4le de la citadinit\u00e9\u2026, op. cit.. p. 132<\/p>\n\n\n\n<p dir=\"ltr\"><a href=\"#_ftnref69\">[69]<\/a> Idem, p. 132<\/p>\n\n\n\n<p dir=\"ltr\"><a href=\"#_ftnref70\">[70]<\/a> Andr\u00e9 Adam&nbsp;: <a href=\"http:\/\/catalog.fondation.org.ma:81\/uhtbin\/cgisirsi.exe\/?ps=2BJfHooxU4\/BC\/79110030\/18\/XBATH4\/XTITLE\/Le+%22bidonville%22+de+Ben+Msik+%C3%A0+Casablanca\">Le &#8220;bidonville&#8221; de Ben Msik \u00e0 Casablanca, contribution \u00e0 l&#8217;\u00e9tude du prol\u00e9tariat musulman au Maroc. <\/a>[s. l.]: [s.n.], 195-?, p. 63<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Mohammed Naciri, D\u00e9sirs de ville. Pr\u00e9face de F\u00e9lix Damette, postfaces de Monceyf Fadili et Grigori Lazarev, Economie Critique, Rabat, 2017, 598 p. Introduction La production \u00e9ditoriale en sciences sociales sur l\u2019urbain au Maroc est relativement r\u00e9cente et num\u00e9riquement faible. Elle est li\u00e9e \u00e0 la dynamique de la politique urbaine \u00e0 partir du d\u00e9but des ann\u00e9es &hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":54,"featured_media":3430,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[253],"tags":[810,812,813,807,808,809],"class_list":["post-3434","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","","category-253","tag-concept","tag-modele","tag-contexte","tag-citadinite","tag-urbanite","tag-notion"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/ribatalkoutoub.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3434","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/ribatalkoutoub.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/ribatalkoutoub.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/ribatalkoutoub.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/54"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/ribatalkoutoub.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=3434"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/ribatalkoutoub.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3434\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/ribatalkoutoub.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/3430"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/ribatalkoutoub.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=3434"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/ribatalkoutoub.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=3434"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/ribatalkoutoub.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=3434"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}